Géographiquement, l'imposante chaîne himalayenne semble dominer abruptement de toute sa masse la plaine et le sub-continent indien. Les frontières naturelles devraient donc se situer sur la ligne de crête principale. La réalité est toute différente.
La chaîne de l'Himalaya proprement dite n'est que le premier (et aussi le plus haut) contrefort d'une série de massifs montagneux orientés est-ouest entre lesquels s'intercale toute une succession de hauts plateaux. L’ensemble constitue précisément le domaine des Tibétains puis, plus au nord, celui des nomades mongols, tous de race jaune.
Mais à l'est comme à l'ouest, ce premier chaînon himalayen vient se heurter d'un côté aux grands massifs montagneux de l'Hindoukouch et de l'autre à ceux de la Birmanie et de la Chine, orientés nord-sud.
Aussi les grands fleuves, qui sur les hauts plateaux commencent à couler parallèlement à l'Himalaya, soit vers l'est soit vers l'ouest, se sont donc trouvés à un moment obligés, devant les obstacles fantastiques constitués par ces massifs, de se frayer brusquement un chemin à travers l'Himalaya en direction du sud et de la mer.
Il faut donc bien comprendre que les hauts plateaux du Tibet sont en fait les hautes vallées des fleuves indiens : l'eau qui passe à Lhassa comme celle qui coule à Leh, finit sa course dans l'Océan Indien.
L'empire des Indes faisait ainsi remonter les limites de son territoire le long de la haute vallée de l'Indus à des régions non plus habitées par des Hindous mais par des Tibétains, le Ladakh et les hautes vallées himalayennes situées entre Manali et Leh.
Le Ladakh n'est pas autre chose que la continuation des hauts plateaux du Tibet. Mais le fait que le fleuve qui y prend sa source, en se heurtant au nord aux contreforts de l'Hindoukouch, ait du obliquer vers le sud et finalement traverser la chaîne himalayenne pour aller se jeter dans l'Océan Indien a amené cette partie tibétaine à suivre le destin de l'Inde.
A partir de Manali et pour rejoindre Leh par les hautes vallées de l'Himachal Pradesh, une route réservée aux convois militaires est ouverte aussi aux voyageurs. Cette route, la plus haute et la plus spectaculaire du monde, nous fait traverser les grandioses déserts d'altitude de l'Himalaya, culminant à plus de 5 000 mètres, avant de retrouver les vallées heureuses et les splendides monastères du Ladakh (Hemis, Matho, Rizong, Stakna…).
Les points forts
. Dharamsala, cité de la communauté tibétaine en exil
. La cérémonie de clôture au Temple d'Or d'Amritsar, site sacré des Sikhs
• L’arrivée dans la vallée de Manali, au milieu des alpages
• Les gorges de Lay Pang conduisant à Sarchu
• La plaine de Moore à 4500 m cernée de pics géants
• Le lac Tsomoriri aux eaux bleu turquoise et sa faune rare
• Les peintures murales et la vie des lamas dans les monastères autour de Leh
• Les danses lors des festivals